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lundi 18 juillet 2011

MAURITANIE-SOCIAL

Tostan distribue des valises solaires à 6 communautés villageoises.
Le maire de la commune de Boghé, M. Bâ Adama Moussa a présidé mercredi, en fin d’après-midi à la Maison des associations, la cérémonie de remise de valises solaires par l’ONG internationale Tostan, en partenariat avec « rural Energy Fondation »à 6 CGC (comités de gestion communautaire) du Brakna à l’issue d’un atelier de formation de 4 jours.   
En effet, du 10 au 13 juillet 2011, les représentants des CGC de Séno Boussobé, Ndiawaldi Mango, Ngoral, Sarandogou, Ndalèye et El Goss ont été initiés par M. Malik Niang, assistant au département des programmes de Tostan/Sénégal et coordinateur du projet Jokko, aux techniques d’utilisation de l’énergie solaire pour le développement communautaire.
Chaque CGC dispose désormais d’un panneau de 30 watt doté d’une batterie de 40 ampères et d’un onduleur de 150 watt avec une capacité de rechargement de 15 téléphones en moyenne par jour. 
Un accent particulier a été mis sur les précautions à prendre pour un usage plus durable et plus performant : exposer les panneaux au nord, éteindre l’onduleur après usage, éviter les chargeurs douteux, éviter d’exposer la valise sous la pluie ou dans un endroit humide etc. Selon le formateur M. Niang, cette expérience a été déjà initiée par Tostan en partenariat avec le télécentre Jokko dans 7 villages du département de Vélingara (Région de Kolda/Sénégal) avec des panneaux moins puissants que ceux attribués aux CGC du Brakna (20 watt contre 30, batteries de 20 ampères contre 40).

jeudi 7 juillet 2011

DJIBOUTI-SOCIETE


Première Déclaration à Djibouti: 92 communautés déclarent abandonner l'excision

l'engagement des communautés
(Crédit journal La Nation)

Le 3 juillet 2011, 92 communautés de Djibouti ont annoncé publiquement l’abandon de l’excision. C’est la première fois qu’une telle annonce a lieu dans ce petit pays d’Afrique de l’Est. Quelques 700 participants ont représenté  les communautés de tout le pays, de la capitale aux régions du nord et du sud.
200 dignitaires, dont des représentants des autorités gouvernementales locales, des parlementaires, des leaders religieux, des associations de la société civile et des représentants des missions diplomatiques ont assisté à la cérémonie parrainée par la première dame Ms Kadra Mahamound Haid. Des coordinateurs de Tostan Somalie et des représentants du Somaliland et du Puntland ont aussi participé à l'événement.

La foule dansant et chantant devant le Palais du Peuple a marqué le début des festivités tôt dans la soirée. En moins d’une heure une caravane de plus de 30 bus a circulé à travers la ville vers le stade municipal pour la cérémonie de déclaration. Près de 1000 hommes, femmes et enfants ont rempli le stade pour une soirée riche en discours de remerciements, en performances d’artistes, sketchs, danse et poésie. La déclaration publique a été lue en langues locales afar, somali et arabe par trois représentants du nord, du sud du pays et de la ville de Djibouti.
La déclaration d’abandon de l’excision est le fruit d’une mobilisation des communautés pour la défense des droits humains et de la santé des jeunes filles. Depuis trois ans, 33 des communautés ayant annoncé l’abandon de l’excision ont participé au Programme de Renforcement des Capacités Communautaires de Tostan durant lequel elles ont acquis des connaissances sur les droits humains, la démocratie, la santé, l’hygiène et la gestion de projet.
L’une après l’autre, ces communautés ont partagé leurs nouvelles connaissances avec les communautés voisines grâce à un processus de diffusion organisée. A travers ces discussions, les communautés ont compris l’existence d’un lien entre les conséquences néfastes de l’excision sur la santé et le droit à la santé des jeunes filles puis ont collectivement décidé l’abandon de cette pratique. Tostan a mis en œuvre le Programme de Renforcement des Capacités Communautaires à Djibouti en partenariat avec l’UNICEF et le ministère de la promotion de la Femme. 


Traduction : Véronique Trystram
http://www.tostanfrance.com/actualite/a-la-une/premiere-declaration-publique-a-djibouti-92-communautes-declarent-abandonner-lexcision.html
Source:

samedi 11 juin 2011

GUINEE CONAKRY-SOCIETE

Bissikrima donne le ton

moment solennel de la déclaration

Sous un soleil de plomb, digne d’un été tropical, des personnes fusent de tous les coins pour rallier la place publique de Bissikrima. Drapés d’habits traditionnels parfois modernes, filles, garçons, adultes se précipitent. Le son de la musique malinké qui s’échappe des baffles se mélange à quelques chants de troupes culturelles et communautaires venues des différents villages. Un grand cercle est formé par les spectateurs sous des tentes servant d’abri. Au milieu les prestataires rivalisent de dextérité à travers la souplesse de leurs mouvements individuels. Ce décor ambiant précède l’ouverture de la cérémonie historique d’abandon de l’excision et des mariages précoces et forcés. C’est le préfet de Dabola, Monsieur Ibrahima Sy SAVANE qui, accompagné d’une forte délégation de représentants du ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique ainsi que du ministère des Affaires Sociales, de la Promotion Féminine et de l’Enfance, a ouvert la cérémonie. «Cette cérémonie démontre la volonté politique de notre gouvernement de défendre et de promouvoir les droits humains en général et les droits des femmes et des filles en particulier». C’est avec cet engagement fort des gouvernants à côtés des communautés et des organisations non gouvernementales que le Préfet a parlé à l’assistance. Aussi n’a-t-il pas manqué de rehausser le travail accompli à travers le projet ESPOIR par le consortium Pathfinder International, PSI et Tostan, en soutenant que «l’abandon de l’excision par la promotion des droits humains est une contribution immense dans la réalisation des objectifs du millénaire pour le développement en Guinée».
discours de l'Imam El hadji Mamadou BARRY
Dans la continuité, des séries de discours et allocutions ont ponctué l’évènement. Le témoignage de l’imam El Hadji Mamadou BARRY a été un des moments forts de la déclaration. L’imam a fait un argumentaire en convoquant l’ensemble des textes et lois religieux sur la question de l’excision. A la fin de son discours, des voix se sont élevées pour dire que la question de l’argument défendant la pratique de l’excision ne tient plus à cause de tout l’éclaircissement de l’imam. Dans la foulée, la troupe de Bissikrima a présenté un sketch sur les méfaits de l’excision. L’exciseuse habillé en rouge, à la fin du sketch a mis un habit tout blanc. Ce, pour symboliser la nouvelle vie, la renaissance et l’aube de santé maternelle et infantile ainsi que de respect des droits humains qui s’élevait sur Bissikrima. Une aube qu’ils souhaitent voir dans toute la Guinée et dans l’Afrique entière, comme on pouvait le lire sur une pancarte où il est écrit «A bas l’excision en Afrique».
Message fort pour les parents et acteurs
Le moment solennel de la déclaration a été la lecture du texte en Malinké puis en Français. Ainsi, les 197 communautés regroupées à Bissikrima ont dit avoir pris «solennellement la décision, en toute connaissance de cause, de renoncer définitivement à l’excision, et aux autres pratiques traditionnelles néfastes à la santé de la mère et de l’enfant, afin de garantir et de faire valoir les droits de nos filles à la santé, à la préservation de leur intégrité physique et de leur dignité humaine». A sa suite, le Directeur du Projet Espoir Monsieur Issa SIDIBE de Pathfinder International a tenu à rappeler que la déclaration résulte d’un long processus et que «les modules, qui ont été mis en œuvre à travers le modèle de diffusion organisée de Tostan,  sont une approche innovatrice dans le sens qu’elle responsabilise la communauté entière y compris les leaders religieux, les chefs coutumiers et les exciseuses sur les questions des droits humains (intégrité physique, santé et éducation).
discours représentante ministère des affaires sociales
Pour finir, le Docteur Awa TOURE, Directrice nationale adjointe de la Santé Publique, représentante du ministère des Affaires Sociales, de la Promotion Féminine et de la Petite Enfance s’est adressée à l’assistance en ces termes «cette cérémonie d’abandon de l’excision est un geste symbolique d’une très grande importance que vous, représentants des 197 communautés venez de poser. A partir de cet instant, vous êtes parmi les grands pionniers de l’abandon de l’excision et sans nul doute votre exemple sera bientôt suivi par d’autres communautés. Compte tenu de l’importance du serment dans nos sociétés, je demeure convaincue que celui-ci sera tenu».

Envoyé spécial
Malick GUEYE

lundi 30 mai 2011

GUINEE CONAKRY-SOCIETE

Communique de presse: déclaration publique d’abandon de l’excision de la haute guinée


Le "Projet Espoir" est un projet de santé maternelle et infantile financé par l'USAID pour une période de deux ans (2009-2011) et mis en oeuvre par un consortium de trois organisations (Pathfinder International/ PI, Population Services International/PSI, Tostan) et dont le leader est Pathfinder International.

Ce projet appui le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique dans sa vision de réduction du taux de mortalité maternelle et infantile en assurant la promotion de l’abandon de l’excision et des pratiques traditionnelles néfastes à la santé de la mère et de l'enfant en Guinée.

Après avoir bénéficié de renforcement de capacités et prenant conscience des conséquences immédiates et futures liées à l'excision et aux pratiques traditionnelles néfastes à la santé de la mère et de l'enfant, 197 communautés de Faranah, Dabola, Kouroussa et Kankan, ont pris l'initiative d'organiser une déclaration publique d'abandon de l'excision et autres pratiques traditionnelles néfastes à la santé de la mère et de l'enfant.

Cette déclaration, placée sous la présidence d'honneur de son Excellence Madame la Ministre d'Etat des Affaires sociales, de la Promotion Féminine et de l'Enfance, aura lieu du 04 au 05 juin 2011 à Bissikirima, Préfecture de Dabola.

DIRECTION DU PROJET ESPOIR

lundi 16 mai 2011

SENEGAL-EDUCATION

Soixante facilitateurs de Tostan  ont démarré une session de renforcement de capacités en lecture, écriture et calcul ce jeudi 12 mai à Kolda. Cette session de formation, d’une durée de cinq jours, va être dispensée dans les langues nationales Pulaar, Mandinka et Soninké. Elle s’inscrit dans le cadre du programme conjoint UNICEF / UNFPA déroulé par l’ONG TOSTAN dans les régions de Sédhiou et Kolda. 
L’ONG de Tostan  entend faire de l’autonomisation des communautés bénéficiaires de ses programmes une de ses priorités. Ainsi, son coordonnateur régional vient de procéder, à l’ouverture d’une session de renforcement de capacités au profit de ses facilitateurs,  en collaboration avec les autorités ce jeudi 12 mai à Kolda. Ce module dénommé Aawdé 1 vise « à apprendre à lire, écrire et calculer pour mieux gérer les activités communautaires par la transcription en langues nationales », renseigne Abdoulaye Kandé. Pour cette formation, ce sont les  langues les plus parlées dans la région telles que le Pulaar, le MandinKa et le Soninké qui sont à l’honneur, ceci pour permettre aux communautés des régions de Kolda et de Sédhiou de mieux participer aux actions de développement à la base. Pour le premier adjoint au maire Barou Baldé qui a présidé la cérémonie officielle d’ouverture, ce séminaire arrive à son heure en ce sens qu’il va contribuer au renforcement des possibilités de communication des communautés par l’utilisation de l’écrit notamment les SMS. Mais aussi ce module va aider  les populations bénéficiaires à mieux mener leurs activités. « Une fois formées, nos braves populations pourront désormais se servir de l’écrit dans leurs activités de tous les jours : économie, santé et hygiène entre autres », martèle Monsieur Baldé.
A signaler que ces facilitateurs avaient bénéficié antérieurement  de formation sur « La Démocratie, Les Droits humains et Le  processus de résolution de problèmes » puis sur la «Santé et Hygiène »  A travers cette série de formations l’ONG Tostan entend ainsi contribuer  à l’éveil des consciences des communautés bénéficiaires en vue d’obtenir à leur niveau un changement de comportement et  de mentalité afin qu’elles puissent participer pleinement au développement socio-économique du Sénégal.

Ismaila MANSALY / koldanews

jeudi 5 mai 2011

SENEGAL-ABANDON DE L'EXCISION

11 ans après Diabougou, la commune de Mbour rompt avec l’excision
les festivités riment avec la santé des filles
 et des femmes
Le dimanche 8 mai va se tenir à Mbour une déclaration départementale d’abandon de l’excision et des mariages précoces et forcés. Cette déclaration entre dans le cadre de l’accélération du processus d’abandon définitif de cette pratique. Devant regrouper 22 communautés, elle sera précédée d’un panel entre les communautés bénéficiaires et la presse à Nguékhokh. Ce panel a pour objet de permettre aux participants dans les classes de Tostan de partager leur expérience, en termes de savoir et de connaissances acquis, avec la presse et les autorités locales.
 Après Malicounda Bambara, Diabougou et Nguerigne Bambara, les ethnies manding, diola, peul, balante voire des maures ont pris l’engagement de rompre avec une tradition qui ne garantit pas la santé de leurs enfants. Depuis 2000, date de la dernière déclaration (Diabougou) dans le département de Mbour avec un taux 5% de pratique d’excision, beaucoup d’efforts ont été menés dans le but de rejoindre le mouvement historique déclenché depuis Malicounda Bambara en 1997. Par conséquent, en partenariat avec l’Unicef, l’Unfpa, Blaustein et le gouvernement du Sénégal, Tostan a mis en œuvre son programme de renforcement des capacités communautaires dans 27 villages dans le département de Mbour. Mettant toujours en avant l’approche droits humains respectueuse et inclusive, Tostan a développé avec les communautés la diffusion organisée des connaissances apprises et des bonnes pratiques tout en utilisant la radio comme outil majeur de sensibilisation. Il s’y ajoute des réunions inter villageoises qui ont permis les prises de décisions majeures dans le devenir des communautés.
La déclaration départementale de Mbour revêt un cachet particulier dans la mesure où les pays comme le Mali, la Mauritanie et la Gambie vont y participer. Ce réseau social existant et entretenu montre l’importance de la dynamique de groupe dans le changement des normes sociales.
 En plus, des autorités locales du département et de la région de Thiès, les sénateurs et députés du terroir ainsi que Madame le Ministre Thérèse Coumba Diop ministre de l’action sociale et de la solidarité nationale seront de la partie.

jeudi 28 avril 2011

SENEGAL-JOURNEE NATIONALE DU TALIBE

Les talibés exigent plus de volonté politique de l’Etat
Marche des talibés

Comme à l’accoutumée la journée nationale du talibé a été célébrée ce mercredi à Thiès par la fédération des CGC de Thiès (ADC/VDDH). Cette journée revêt une importance capitale au Sénégal tant le problème de la situation des enfants talibés est sur toutes les lèvres. Des associations, organisations non gouvernementales ainsi que les pouvoirs publics se constituent en cadre fédérateur pour arriver à trouver des solutions durables face à cette problématique. Le Comité de gestion communautaire And Defar Cees, structure de pérennisation du programme de renforcement des capacités communautaires de Tostan a inscrit dans son agenda annuel la prise en charge de ces enfants pour améliorer leur vie. C’est tout le sens du respect de la célébration annuelle de cette journée des talibés par And Defar Cees.


And Defar Cees dans son engagement
Avec And Defar Cees/VDDH, la Plateforme pour la promotion des Droits Humain qui regroupent des ONG comme TOSTAN, Aide Action, ENDA, INTERMONDE et tant d’autres  et l’association des marabouts à Thiès ont réunis leurs effort  pour célébrer cette journée nationale du talibé. Ces structures unies pour la même cause n’ont pas caché leur mécontentement sur les lenteurs des autorités étatiques quant à leur prise de décision visant à faire améliorer la vie de ces enfants. Ces derniers ont dans leur marche réitéré à nouveau leur demande envers ces autorités de promouvoir et construire des écoles coraniques modernes, la certification des maîtres coraniques et leur prise en charge par l’Etat.




Oumou DIOP
Tostan Sénégal/Thiès
 
Blog personnalisé par Salim Dramé